Journée patients du 5 décembre 2025 au CHU de Montpellier

Le service de Rhumatologie du CHU de Montpellier organise depuis quelques années une journée d’information pour les patients atteints de Maladies Auto-Immunes Systémiques Rares et Rhumatismes inflammatoires. Les associations de patients dont l’ASF ont été invitées à participer à la préparation de cette journée et à tenir un stand au cours de la pause de l’après-midi.

La journée s’est déroulée le 5 décembre après-midi à la nouvelle faculté de Médecine de Montpellier.  Une cinquantaine de patients étaient présents dans l’auditorium ainsi que plusieurs représentants d’association de patients.

Le programme était le suivant :

– Rôle de l’Exposome dans les maladies inflammatoires chroniques : la définition de l’Exposome est la suivante : toutes les expositions environnementales auxquelles le corps est soumis depuis sa conception : générale (climat /pollution), choix de vie (alimentation/tabac) et interne (microbiote). Dans la Polyarthrite Rhumatoïde, certains auto-anticorps sont présents avant le début de la maladie et leur production stimulée par l’exposition au tabac et à la pollution. 70 % des cellules immunitaires sont dans l’intestin et ainsi certains aliments peuvent modifier la flore intestinale et provoquer l’inflammation. L’environnement psycho-social a aussi son importance dans ces maladies.

– L’alimentation :  Il existe de nombreux régimes dit « anti-inflammatoires » mais les résultats sont insuffisamment documentés actuellement.  Il est recommandé de faire des essais et observer les effets avant de supprimer complètement des aliments tel que le gluten ou les produits laitiers. Une alimentation de type « méditerranéen » est recommandée.

– Epargne cortisonique :

Les glucocorticoïdes ont une forte activité anti-inflammatoire et antalgique et agissent rapidement. Cependant, on observe des problèmes de tolérance à court-terme comme l’insomnie, l’irritabilité, tachycardie et hypertension. A long terme, il y a un risque infectieux, métabolique et cardio-vasculaire. Il existe une dépendance à ce traitement et le sevrage doit être lent, progressif et adapté à la situation de chaque patient. Toutefois, certaines maladies imposent le maintien d’une dose minimale.

Intervention du Professeur MOREL

– La vaccination : revue des nouveautés comme le vaccin contre la Zona (à partie de 65 ans) ou le nouveau vaccin contre le Pneumocoque. Il est recommandé à l’entourage proche des patients de se faire vacciner contre la grippe, le Covid….

– les CART-T cells : témoignage vidéo d’une patiente atteinte d’un Lupus qui a été traitée par cette nouvelle thérapie.

La journée s’est terminée par des ateliers en petits groupes sur les thèmes suivants :   Psychologie : comment trouver les ressources pour la mise en place du changement, la sexualité et la santé au travail.

Isabelle Escande

Protégé : Outils et sites utiles

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CR des JOURNEES DES ASSOCIATIONS DE MALADIES RARES du 29.09 au 02.10 au CHRU de Nancy

La plateforme LARA (Lorraine Affections Rares – Plateforme d’Expertise Maladies Rares Grand Est portée par le Centre Hospitalier Régional Universitaire de Nancy) a organisé les Journées des associations de maladies rares qui se sont déroulées du 29 septembre au 2 octobre dans différents secteurs hospitaliers de Nancy.

La journée du 29 septembre, de 10 h à 16 h, fût la journée consacrée aux patients sclérodermiques et l’ASF était présente avec 4 autres associations de malades ainsi que l’Alliance Maladies Rares, dans le hall de l’Institut Lorrain du Cœur et Vaisseaux Louis Mathieu du CHRU de Nancy-Brabois.

Anastasia et Johanne de LARA, ainsi que le reste de l’équipe, avaient savamment préparé ces rencontres et tout a été mis en place pour créer une ambiance chaleureuse et décontractée dans ce hall (ballons, quizz sur les maladies rares, jeu questions réponses…).

Quelques patients sclérodermiques venus en consultation ont été agréablement surpris de voir un stand de l’ASF et ont apprécié d’y trouver des réponses à certaines de leurs questions et de rencontrer d’autres patients atteints de la même maladie.

Edith, infirmière coordinatrice en ETP – programme ESCLOR – Education SClérodermie LORraine est venue se joindre à nous sur le stand ASF.

Le stand de l’ASF

Le docteur Paul DECKER, médecin interniste au CHRU de Nancy, nous a honoré de sa présence et a échangé avec nous sur le projet d’étude nationale, soutenu par le GFRS (Groupe francophone de recherche sur la sclérodermie) dont l’objectif est d’évaluer la place du médecin généraliste dans le parcours de santé du patient avec une sclérodermie systémique. Dans le cadre de cette étude, un questionnaire à destination des médecins généralistes a été adressé par mail aux adhérents de l’ASF. Si vous ne l’avez pas reçu et que vous souhaitez en savoir plus, veuillez vous adresser à Nathalie : asf.nathalie.gwozdecki@gmail.com

Nous remercions vivement toute l’équipe de la plateforme LARA, qui grâce à leurs actions, œuvre à faire connaître notre maladie et l’association auprès des professionnels de santé et du grand public.

Daniel

91° congrès de la SNFMI à tours – 10, 11 et 12 décembre 2025

Un événement exceptionnel marquait cette édition : il s’agissait de la première session conjointe entre la SNFMI (société nationale française de médecine interne) et la EFIM (European Federation of Internal Medicine). Cette collaboration témoigne de la volonté d’ouvrir la médecine interne française à une dimension européenne et de favoriser les échanges. 

La SNFMI organise 2 congrès par an en région, l’un en juin l’autre en décembre, un congrès se déroule à Paris tous les 3 ans.

Mais qu’est-ce que la médecine interne ?

C’est en 1970 que l’ordre national des médecins a reconnu cette spécialité médicale. Les internistes français interviennent principalement pour la prise en charge de patients polypathologiques en aval des urgences ; ce type d’exercice relève d’une expertise de haut niveau acquise grâce au DES (diplôme d’études spécialisées) de médecine interne et immunologie clinique. La plupart des internistes exerce également une activité d’expertise dans le domaine des maladies rares.

Lors de ce congrès de nombreuses conférences, débats, symposiums sont organisés ; différents thèmes ont été abordés :

– les vascularites systémiques ont été le sujet phare

– les situations fréquentes en médecine interne

– pourquoi les internistes doivent s’intéresser aux maladies métaboliques ?

– l’actualité dans les maladies auto-inflammatoiresUne journée des soignants (infirmières, kiné,) était consacrée aux douleurs neuropathiques et le management participatif.

Environ 1100 personnes par jour participaient à ce congrès.

De nombreux stands d’information étaient présents : FAI2r, maladies rares du métabolisme, l’association française du lupus et autres maladies auto-immunes, association des vascularites et celle du syndrome d’Ethiers Denios, la plateforme d’expertise des maladies rares du centre Val de Loire ainsi que les centres de recherches et laboratoires pharmaceutiques.

L’ASF était présente et avait son stand. Cela nous a permis d’échanger avec d’autres associations de patients,

 de rencontrer différents professionnels de santé dont certains venaient du Maroc et de Tunisie. Les médecins venus nous rencontrer aimeraient, pour certains, organiser des ateliers thérapeutiques et des journées d’informations sur la sclérodermie

Nous adressons tous nos remerciements à la SNFMI pour son invitation qui nous a permis des rencontres intéressantes et de faire connaître l’ASF.

 Marie Christine Kazmierczak

Protégé : Prochaines Webconférences et Webconférences à voir ou à revoir

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Protégé : La sclérodermie systémique : une maladie à plusieurs facettes

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Protégé : Les problèmes bucco-dentaires associés à la sclérodermie systémique

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Protégé : La sclérodermie en 100 questions

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Demi-journée consacrée à la fibrose pulmonaire par le CHU de Nantes

J’ai été invitée à participer en tant que patiente à une réunion initiée par le CHU de Nantes sur le thème de la fibrose pulmonaire. Cette réunion s’est tenue à La Baule le 14 novembre 2025.

C’est le président de l’Association Fibrose Pulmonaire France (AFPF), Monsieur Michel Fourrier lui-même atteint de fibrose qui nous a accueillis. Il nous a présenté en les détaillant les buts et objectifs de cette association. Il y a de grandes similitudes avec ceux de L’ASF : actions auprès des malades et des aidants, lien avec le milieu médical, recherche de fonds pour financer la recherche, bulletins d’information sur les études cliniques, mise en place de soutien psychologique…

C’est ensuite Ludovic Tessier, (secrétaire de l’AFPF) qui a pris la parole. Atteint d’une forme héréditaire de FPI (fibrose pulmonaire idiopathique), il a été greffé des deux poumons à l’âge de 29 ans. Depuis il a pu reprendre son travail, le sport et une vie quasi-normale.

Il a insisté sur l’importance du don d’organes, acte de générosité et de fraternité.

Coordonnées de l’association : contact@asso-fpf.com

La deuxième partie de cette présentation portait sur les études cliniques en cours. C’est le Dr Antoine MOUI qui est intervenu sur ce point.

Il a d’abord défini cette atteinte des poumons qui se manifeste par un essoufflement progressif à l’effort puis au repos, une toux sèche ainsi qu’une grande fatigue. C’est une maladie rare qui touche 5 000 à 6 000 personnes en France. Deux formes principales sont distinguées :

  • la FPI, fibrose pulmonaire idiopathique due le plus souvent à des antécédents de tabagisme ou familiaux, à des problèmes génétiques, et à l’âge et qui atteint plus souvent les hommes.
  • la FPP, fibrose pulmonaire progressive souvent conséquence d’une maladie auto immune comme la sclérodermie systémique, le lupus… Dans ce cas, elle peut entraîner entre autres un cancer du poumon, une sarcoïdose.

Actuellement, il existe deux médicaments qui ralentissent l’aggravation de la maladie, parlez-en à votre médecin. Ces médicaments anti-fibrosants sont parfois mal supportés et provoquent de sévères diarrhées.

Une nouvelle molécule est en phase 3 des Etudes Cliniques c’est-à-dire qu’elle est testée sur un nombre important de patients avant l’autorisation de mise sur le marché. Il s’agit du Nerandomilast testé sur 1 177 patients atteints de FPI et de 1 176 patients atteints de FPP. Les patients déjà sous anti-fibrosants continuent leur traitement. L’étude est randomisée, certains patients recevant un placebo.

Les résultats de cette étude sont les suivants :

  • ralentissement du déclin de la fonction pulmonaire tant pour les FPI que pour les FPP
  • bonne tolérance générale, la diarrhée restant le principal effet indésirable mais ne provoquant pas d’arrêt du traitement.
  • impact significatif sur les exacerbations et la mortalité uniquement pour les FPP.

C’est donc une nouvelle option thérapeutique intéressante pour les patients ne supportant pas l’OFEV ou l’ESBRIET ou en complément de ces 2 anti-fibrosants.

C’est ensuite le Dr Ménigoz qui a présenté des mesures pour prendre soin de soi.

Vaccinations recommandées : grippe, Covid, pneumocoque, zona et VRS (bronchiolite).

La nécessité pour les patients sous oxygène de bien s’alimenter. Repas fractionnés, repas froids en cas de nausées. La dénutrition favorise la progression de la maladie et la fonte musculaire, il est important d’avoir des repas riches et équilibrés.

Les précautions à prendre en cas d’utilisation de l’oxygène : utilisation de linge de lit en coton, ne pas se graisser les lèvres, ne pas utiliser de parfum, avoir un extincteur à portée de main et des détecteurs d’incendie.

L’importance d’une activité physique régulière, adaptée y compris pour les patients sous oxygène.

Après une courte pause, le Dr Dirou, M Habeau et une représentante d’Air pays de Loire ont évoqué les risques provenant de l’environnement intérieur et extérieur.

La pollution intérieure est de loin la plus importante : solvants, produits d’entretien, eau de javel, vernis, peintures, colles, moisissures, VMC mal entretenues et même les plantes vertes. Les plantes les mieux tolérées sont les cactées et les succulentes. Les plantes dites « assainissantes ou dépolluantes » ne le sont pas en fait. Ne garder que quelques plantes vertes et veiller à ce qu’il n’y ait pas de moisissures à la surface de la terre. Préférer le vinaigre blanc à tout autre produit d’entretien pour la maison.

Monsieur Habeau est chargé par les pneumologues du CHU de Nantes d’évaluer les risques dans les logements de patients et de proposer des solutions pour les réduire ou les éliminer.

Sortir même en cas de pollution extérieure car cette pollution extérieure est toujours inférieure à celle de nos logements. Air Pays de Loire publie chaque jour l’indice de la pollution par certains allergènes, publication accessible à tous. Des organismes ont la même fonction dans les autres régions.

La réunion se termine par un temps d’échange libre entre les intervenants et les patients. Les sujets traités étaient variés. Nous sommes invités à faire à nos pneumologues des propositions de thèmes à traiter pour la prochaine réunion en 2026.

Françoise Le Claire, correspondante locale de l’ASF pour le Morbihan.